Nous vous invitons à découvrir le premier album d'aquarelles artistiques du naturaliste Jean Houzeau de Lehaie sous l'égide duquel sont développés Les Jardins du Loriot. Il date de 1913. Mai, juin et juillet plus précisément. Cette époque correspond à une période 'est un de bonheur : l'aquarelliste allemande Lady Katharina Brandis, la veuve du grand botaniste forestier est venue une nouvelle fois rendre visite à la famille Houzeau de Lehaie. Malheureusement la guerre va mettre un terme à cette Belle Epoque pourtant porteuse d'espoirs...
Galerie en cours de constitution.
L'entrée de l'Ermitage, domaine de la famille Houzeau de Lehaie depuis le début du XIXième siècle. Ce portait qui n'a pratiquement pas changé depuis cette aquarelle, a vu passer des personnages célèbres qui sont venus successivement rendre visite à une lignée de propriétaires célèbres : outre Jean Houzeau de Lehaie "Le gentleman aux bambous et orchidées", il faut citer notamment son oncle Jean-Charles Houzeau de Lehaie, astronome, journaliste et défenseur de la cause des noirs aux Etats-Unis, son père, Auguste Houzeau de Lehaie, interparlementaire et enseignant et son neveu Pierre Houzeau de Lehaie, doyen de l'Université de Mons.
Dimanche 13 juillet 1913, Mélanie née de Casembrot, la mère de Jean Houzeau, passe un moment de détente avec Lady Katharina Brandis, venue de Bonn en villégiature à l'Ermitage.
Lady Katharina Brandis est la veuve de l'agro-forestier Sir Dietrich Brandis qui fut pendant plus de 30 ans au service de la reine Victoria dans les Indes anglaises.
Cette aquarelle me touche beaucoup.
Les couleurs sont très gaies. On devine à peine les deux femmes, mais Jean fixe à cet instant les derniers instants de bonheur entre les deux familles qui se sont liées d'amitié depuis la disparition de Sir Dietrich. Elles ne se reverront plus.
La Première Guerre Mondiale va mettre en effet un terme à toutes les relations internantionales scientifiques et amicales qu'avaient développées Jean avec ses correspondants résidents dans des dizaines de pays.
Pour les Houzeau particulièrement la guerre est un échec, notamment pour le père de Jean, Auguste Houzeau de Lehaie, intraparlementaire qui milite pour un réglement pacifique des conflits politiques. Mais aussi pour Lady, un de ses 7 enfants tombera sur un champ de bataille de la Marne au tout début du conflit (voir dans notre site la biographie de Lady Katharina Brandis rédigé par le Dr Ursula Brandis et traduit par Monique C.)
En consultant les carnets et cartons d'aquarelles de Jean, nous avons eu aussi le bonheur de découvrir dans ses archives de belles aquarelles réalisées par Lady Katharina Brandis dans la propriété de l'Ermitage... et environ deux cents lettres rédigées par Katharina à Jean Houzeau. De fil en aiguille nous avons pu rencontrer à Bonn l'épouse d'un petit fils de Lady Katharina... et avoir le privilège d'admirer une partie des aquarelles de Lady Katharina...
Dans les Jardins du Loriot, Philippe C. a reconstitué le banc de Mélanie et de Lady Katharina... il se trouve à la station 31 Les Vallons de Dehra Dun.
L'âne de Filias devant l'étang de l'Ermitage en direction du Mont Panisel. Jean nous précise que l'on peut apercevoir le beffroi de Mons.
Filias est probablement le jardinier de l'Ermitage.
Pins sylvestres sur le chemin de l'Ermitage juste après l'entrée de l'Ermitage








