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Louis Dubost, écrivain de la Terre |
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Écrit par Administrator
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Jeudi, 01 Septembre 2011 08:38 |
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Louis DUBOST
Né le 13 Avril 1945 à La Clayette, dans le Brionnais (Saône-et-Loire). A enseigné, jusqu’à fin 2005, la Philosophie à La Roche sur Yon. Vit à Chaillé-sous-les-ormeaux (Vendée) où il a exercé une activité d’éditeur, de 1974 à 2009, d’abord au sein de l’Association Le Dé bleu, puis en qualité de directeur-gérant des Éditions L’Idée bleue. Ecrivain, il est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages (poésie, jeunesse, essais, nouvelles, roman...).
En 2011, l'éditeur Louis Dubost vient de faire auprès de la Médiathèque de la Communauté d'agglomération du Pays de La Roche-sur-Yon, une donation du fonds de l'ensemble des ouvrages édités par L'idée Bleue.
Pour visiionner une récente interview télévisée de Louis Dubost cliquez ici
Citons, parmi toute sa production d'auteur :
La Vie voilà (poésie), éd. L.-O. Four, 1981 et 1983 - réédition éd. La Bartavelle, 2000 (Prix Antonin-Artaud 1982). L’Ile d’elle (poésie), éd. Tarabuste, 1989 et 1991. L’Escargot (anthologie), éd. Favre / Museum d’Histoire Naturelle, 1998. L’Evidence qui passe précédé de L’Ile d’elle (poésie), éd. Le Castor Astral 2000 (Prix Antonio-Vicarro 2002). Lettre d’un éditeur de poésie à un poête en quête d’éditeur (essai), éd. Ginkgo 2006. Tu me libellules (anthologie), Le farfadet bleu, éd. L’Idée bleue 2007. On a mis Papy dans le coffre de la voiture (nouvelles), éd. Le bruit des autres 2009. La Demoiselle aux lumas (roman), Le Geste noir, Geste éd. 2010. Des Sourires et des pommes (poésie jeunesse), Le farfadet bleu, éd. Cadex 2010. La Part du merle, livre d’artiste d’Eva Demarelatrous, éd. Evadé 2011. Diogène au potager (poésie), éd. Les Carnets du Dessert de Lune, 2011
Ecrivain de la Terre, le 11 septembre 2011 à partir de 15 h 30, Louis Dubost, lira, à l'occasion d'une viiste guidée du parc avec son ancienne collègue du Lycée Pierre-Mendès France, Monique Chaplain, 3 extraits choisis parmi ses nouvelles et poésies. Ainsi, il sera le premier écrivain-jardinier à donner de la voix et à animer les visites aux Jardins du Loriot sur le thème des "Ecrivains de la Terre".
En cas de passage pluvieux, les lectures auront lieu sous abri (sous le kiosque-pagode et dans le barnum près des Bassins des Nymphes).
A l'issue de la visite, vers 17h30, au pavillon d'accueil des Jardins du Loriot, Louis Dubost dédicacera ses derniers ouvrages encore disponibles.

Préface Que Louis Dubost s'y entende à parler de nature, voilà un fait avéré dans le nom même du poète. Qu'il se place sous le patronage de Diogène peut paraître plus insolite. Pourtant, à la recherche des légumes du potager, on trouvera aussi, comme le fameux philosophe, l'humanité dans son ensemble, et pas seulement l'homme ordinaire, celui qui possède une jarre de jardin, propriété non bâtie, destinée à l'arrosage quotidien. Ajoutons que Diogène et le jardinier Louis Dubost connaissent tous deux l'importance d'une bonne exposition au soleil. Dans le présent ouvrage, Abécédaire Métaphorique Appliqué au Potager, en compagnie des insectes, abeilles ou doryphores, voletant au-dessus des plantes, de l'ail aux tomates, nous parcourons le jardin et le monde. Nous sortons de l'enclos en restant dans le clos. Tout est texte et prétexte pour un voyage dans l'histoire et la géographie, les sciences naturelles et la politique, la satire et l'information. Les légumes, fleurs, feuilles, fruits et condiments nous parlent de mythologie, littérature, écologie, gastronomie, cinéma, luttes sociales, drogue, religion et démocratie... Ainsi, le jardin d'un homme est homothétique de l'univers. Il contient l'univers. Il est l'univers. Quelques mots encore avant de parcourir le potager diogénétique. On trouvera, au détour des allées, deux purs poèmes, listes de solanées, pommes de terre et tomates de soleil. On notera aussi, la parcelle importante réservée, à la lettre c, aux cucurbitacées, citrouilles, concombres, cornichons et courgettes, dont les qualités particulières ne manqueront pas d'être appréciées par tous ceux qui cultivent un jardin dans les parages d'une centrale atomique. Bon appétit à tous.
Extrait.
Insociable sociabilité, constatait Emmanuel Kant. La fève déteste l’ail qui déteste le pois qui déteste l’échalote qui déteste le haricot qui déteste le poireau qui déteste la betterave qui déteste la tomate qui déteste la pomme de terre (conflit familial entre solanacées !) qui déteste le
concombre qui déteste le melon qui déteste la courge qui déteste etc. On se croirait à l’université d’été des socialistes ou des écologistes ! La friche politique devrait en prendre de la graine : plutôt qu’à un énarque, il serait davantage pertinent de confier la gestion de l’État à un jardinier.
Sérieux s'abstenir : D'un jardin à l'autre...

Extrait d'une récente lettre d'Hortus Oriolus à Louis Dubost :
Merci pour cette charmante réplique représendant Diogène descendant au jardin. Au moins je ne suis pas perdu pour décoder certains symboles contenus dans votre reconstitution historique. Par exemple, lorsque vous représentez Diogène près d'un treillis de bambou, vous attestez que Diogène de Sinope connaissait déjà le bambou (mais il ne faut pas exagérer, du rhum peut-être ! mais du cdrom non ! à moins qu'il y ait une allusion à la capitale de l'empire romain... c'est là que je m'embroulle.). En effet, on sait que l'empereur Alexandre avait ramené des plants après ses incursions en Inde . Dès son retour, n'avait-il pas offert un gigantesque pied de bambou au Cynique après qu'il lui eut dit "Demande moi ce que tu veux et je te le donnerai" ?. Et Diogène lui aurait répondu insolemment : "ôte-toi de mon soleil". Faut croire que le bambou était plus grand qu'Alexandre pour faire autant d'ombre au Sinopéen. Que voilà une légende reviisitée presqu'aussi forte que la métaphore de la caverne de Platon. Quant à la pipe, on devine, après réflexion, le double de Diogène "jamais sans sa pipe", et elle me fait même penser incidemment à l'assassine phrase de Baudelaire, saisie cette après midi à la volée dans la caniculaire Médiathèque du pays yonnais, à propos du peintre académique Meissonnier : [il] nous fait songer malgré nous à M. Martin Drolling. Il y a dans toutes les réputations, même les plus méritées, une foule de petits secrets [...] En somme, M. Meissonier exécute admirablement ses petites figures. C’est un Flamand moins la fantaisie, le charme, la couleur et la naïveté — et la pipe ! A la limite de la pensée et du plaisir de boire un bon Bourgogne, je me disais que pour Diogène le barricot ne sert pas d' amphore habitable pour philosopher mais constitue une métaphore telle que la pratiquait notre concityen yonnais Raoul Ponchon, grand poête et amateur d'absinthe rendu célèbre en Vendée avec sa maxime que j'adapte pour la circonstance en forçant le volume : "Quand mon barricot est vide je le plains et quand il est plein je le vide".
Recevez, Mon cher Louis, etc...
PS. Peut-être par un prochain courrier vous pourrez m'aider à décoder, sur le chemin de la compréhension de l'hédonisme de ce philosophe, d'autres symboles que recèle votre admirable Diogène des temps modernes en votre beau jardin de Chaillé les marais.
Dernières nouvelles Diogénétiques
Je m'éjouis d'apprendre que dimanche aux Jardins du Loriot, le double de Diogène nous lira 3 petits textes (1) écrits pour la circonstance. Ils devraient réjouir aussi de nombreux jardiniers et amateurs de la nature. Il sera question de légumes, d'insectes et de gastéropodes...
Par la même occasion notre auteur tient à apporter la rectification suivante : c'est bien à Chaillé-sous-les-Ormeaux et non dans les marais qu'il cultive son jardin.
(1) Dans la pure tradition du philosophe grec. A ce qu'il paraît, un homme qui faisait une longue lecture, parvenu enfin au bout de son rouleau, montrait qu’il n’y avait plus rien d’écrit sur la page. " Courage, dit Diogène, je vois la terre". Voilà qui augure bien Ecrivains de la Terre !
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