| Le conte de la Princesse Lune |
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| Geschrieben von: Administrator | |||
| Mittwoch, 21. Januar 2009 um 12:34 | |||
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En suivant l'itinéraire proposé pour visiter Les Jardins du Loriot nous vous invitons à commencer par la Forêt de la Princesse Lune... Pour mieux faire connaissance avec le conte de "La Princesse Lune aux bambous graciles" si le coeur vous dit notre ami le Loriot vous invite à feuiller ce merveilleux conte japonais... Si vous ne voyez pas apparaître ci-dessous le Conte de la Princesse prenez quelques instants pour télécharger et suivre les instructions d'installation.
Page 1 - Dans les temps anciens, il était un homme que l'on appelait "le vieux coupeur de bambous". Il était réputé pour la qulaité des ses bambous qu'il employait à mille usages. Page 2 - Un jour qu'il était parti dans une forêt, il fut intrigué par un pied de bambou qui jetait un vif éclat. En s'approchant de plus près, il s'aperçut que cette lumière étrange provenait de l'intérieur de la tige. Dans le chaume se tenait une charmante petite fille haute comme trois pouces. Et voici ce que dit le vieil homme : - Puisque vous vous trouvez dans ce bambou que je cotoye souvent sans doute les cieux vous destinent à devenir notre fille. Page 3 - Il la prit dans le creux de sa main et la ramena à la maison. - Quelle joie d’avoir une charmante princesse dans notre chaumière ! s’écria la femme du vieil homme. L’enfant était d’une beauté infinie et comme elle était toute petite ils la couchèrent dans un panier. Page 4 – Les jours suivants l’artisan continua d’aller se procurer des bambous dans la forêt et à maintes reprises lorsqu’il fendait les tiges il eut l’occasion de trouver de l’or dans le creux des chaumes. Tant et si bien qu’il devint riche, petit à petit. Page 5 - Comme elle fut bien nourrie et bien soignée, l'enfant grandit rapidement. Et en moins de trois mois, elle atteignit la taille adulte. Ainsi on put la parer de belles robes et relever sa chevelure. Il n'y avait au monde de pareille beauté. Celle-ci irradiait dan les moindre recoins de la maison une telle lumière qu'elle fut nommé Nayotaké no Kaguyahimé "La princesse Lune des bambous graciles". A cette occasion, l'artisan qui était devenu puissant et propère invitata tous les hommes dignes de ce nom à une fête qui dura trois jours. Page 6 - Ayant entendu parler de l'éblouissante beauté de la Princesse Lune, les gens accouraient de jour comme de nuit, juste pour l'entre-apercevoir ou avoir une conversation à son sujet avec ses proches, mais en vain. Nombreux étaient les jeunes seigneurs qui ne quittaient pas les parages jour et nuit. Chacun imaginait de pouvoir un jour se fiancer avec la Princesse. Page 7 - A la longue, cinq hommes persistèrent à s'approcher de la maison de la Princesse en toute saison et circonstance : le Prince Kuramochi, le Prince Ishitsukury, le Ministre de la Droite Abé no Mi.Ushi, le Grand Conseiller Ôtomo no Miyiki, le Moyen Conseiller Isonokami no Marotari. Ils brûlaient tous d'apercevoir Kaguyahimé, au point qu'ils en oubliaient de manger. Ils lui envoyaient des lettres, des poèmes, suppliaient le vieux coupeur de bambous mais rien n'y fit. Chacun pensait qu'il finirait bien par se marier avec elle un jour. Kaguayahimé finit par demander à son père : - N'étant pas en mesure d'évaluer la profondeur de leurs sentiments, je préfère dire que je serai à celui des cinq qui me prouvera l'excellence de ses intentions en me présentant l'objet dont je lui aurai exprimé le désir. Page 8 - Kaguyahimé, toujours en s'adressant à son père adoptif, poursuivit : - Demande au Prince Kuramochi de m'apporter une branche couverte de joyaux. Il la cueillera sur un arbre dont la racine est d'argent, le tronc d'or et les fruits de jade blanc. Ce arbre se dresse dans une montagne appelée Hôraï... au delà de la Mer Orientale. - Au Grand Conseiller Ôtomo : au cou du Dragon, il est un joyau qui jette des feux des cinq couleurs. Qu'il veuille me l'apporter ! - Au Moyen Conseiller Isonokami : qu'il me cherche l'un de ces coquillages qui facilitent l'enfantement, que possèdent les hirondelles ! - Au Prince Ishitsukuri demande lui de me rapporter le bol de pierre de Bouddha ! - Quant au Ministre qu'il veuille m'offrir la toison du rat-du-feu que l'on trouve en Morokoski ! Page 9 - Le Prince Kuramochi fit savoir à la Princesse Kaguyahimé qu'il s'en allait quérir le rameau de joyaux. Mais trois jours après, il revint à la rame. En réalité, il fit fabriquer en secret un rameau par des artisans en leur demandant qu'il soit absolument parfait. Cela prit presque trois années entières ! Page 10 - Kaguyahimé crut que le Prince Kuramochi avait rapporté la branche sacrée en provenance du Hôraï, jusqu'à l'instant où les artisans de l'Atelier du Prince arrivèrent et dirent : - Prince Kuramochi, nous avons passé plus de mille jours à fabriquer la branche aux joyaux et nous n'avons pas été récompensés. Nous ne partirons pas sans avoir été payés. La Princesse rendit le rameau de joyaux et couvrit de présents les aritisans. Kuramochi disparut honteux et confus après avoir bâtonné ses artisans sur le chemin du retour. Page 11 - Le Prince Ôtomo dût être diplomate pour convaincre ses serviteurs d'aller s'emparer du joyau qui jette des feux des cinq couleurs au cou du Dragon. Il leur fit distribuer soiries, étoffes et monnaie pour qu'ils surmontent leurs peurs. Mais ils ne surent où se diriger pour trouver le Dragon. Le Prince décida donc d'arpenter les mers en tous sens. "Pour peu que ce Dragon existe, par la vertu de mon arc, je vais tuer ce Dragon !" 12 - En route vers la Mer du Sud, loin des terres, soudain, le navire du Prince rencontra une tempête et un orage au point que le Prince finit par implorer les cieux de calmer les courroux du Dragon. Puis peu à peu, le vent se calma... et ramena le navire à son port de départ ! Ruiné, sous les sarcasmes de son épouse, il rentra à la maison avec pour seul joyaux "que ses deux yeux rouge comme des prunes !" Et jura, mais un peu tard de ne plus revoir la Princesse ! 13 - Le moyen Conseiller Iso demanda à ses serviteurs d'aller prendre le coquillage qui facilite l'enfantement, que possèdent les hirondelles. "Ce coquillage peut apparaître au moment où l'hirondelle pond ses oeufs mais disparaît dès qu'on la regarde." Le moyen Conseiller fit eriger des échafaudages près de nids d'hirondelles et dépêcha vingt serviteurs. Mais les hirondelles eurent tellement peur qu'elle abandonnèrent leur nid. Un autre plan fut mis e noeuvre. Il fit monter un homme dans un panier grossier et lui rodonna de fouiller le nid, mais en vain. 14 - Alors le Moyen Conseiller furieux dit : - je vais monter et aller chercher le coquillage moi-même. Ce qui fut fait sur le champ. Au moment où l'hirondelle leva la queue et se mis à tourner vivement, il avança sa main dans le nid, comme prévu, et toucha quelque chose de plat. 15 - Au moment où le Moyen Conseiller fit signe à ses serviteurs qu'on le descende rapidement de sa nacelle, ses hommes de main tirèrent tellement sur la corde qu'elle se rompit. Et le Moyen Conseiller tomba dans un grand chaudron et eut les reins cassés. Lorsqu'il repris ses esprits, le Conseiller entrouvrant sa main s'aperçut qu'il tenait une vieille fiente d'hirondelle. Il fut encore plus malade de se savoir ridiculisé et il en mourut. 16 - Il arriva des mésaventures aussi au Prince Ishitsukuri.K Ill alla en Inde recher le Bol de Bouddha, mais au bout de 3 ans, il rapporta un bol tout noirci ! Kaguyamihé s'aperçut qu'aucun reflet de lumière ne rayonnaitde cet objet. Il n'avait donc pu appartenir à Bouddha. De dépit le Prince jeta le bol par la porte, sans pour autant perdre espoir ! Quant au Ministre, grâce à sa richesse et ses savantes négociations, il put rapporter à la Princesse la Toison du Rat-du-feu. Mais en réalité, cette toison n'était pas maigique, malgré sa grande beauté, puisqu'elle ne résistat pas à l'épreuve du feu. Finalement la Princesse Kaguyamihé ne se maria jamais et passa quatre années très heureuses avec ses gentils parents jusqu'à la nuit où ils l'a trouvèrent plus mélancolique que d'habitude alors qu'elle fixait la lune enveloppée dans un halo de brume et murmurait : "trop tôt, trop tôt !". 17 - Qu'est-ce qui se passe notre précieuse fille pour contempler la lune de cet air songeur ? demanda le Vieux coupeur de bambous. - Quand on voit la lune, la poignante mélancolie du monde étreint mon coeur répondit la Princesse. - Evitez donc de regarder la lune dit le vieillard vous cesserez de devenir mélancolique. - Père et mère, il y a un secret que je ne peux garder plus longtemps. Je suis une habitante de la capitale de la lune. A la quinzième nuit d'août, à la pleine lune, des gens de mon pays viendront me chercher. Je devrais inéluctablement vous quitter cette nuit là ! - Il n'en est pas question. C'est clair, nous n'avons pas l'intention de vous laisser partir cria le coupeur de bambou et son épouse. Pourquoi devrions nous les laisser t'enlever ? Nous allons faire appel à une centaine de samouraïs ! - Mais je suis venue sur terre que pour quelques instants et j'ai du laisser mes marents parmi les habitants de la lune. Et tous le trois se mirent à pleurer. Sur ces entre-faits, l'Empereur apprit la nouvelle. Et il dépêcha des messagers. Le coupeur de bambous leur demanda de mobiliser des troupes pour empêcher les gens de la lune de ramener Kaguyahimé sur la lune. 2000 hommes armés d'arcs et de flêches furent envoyés à la maison du coupeur de bambou. 18 - La quinzième nuit d'août, toute la garde se tenait prête à intervenir avec leurs arcs et leurs flèches sur la terrasse de la maison et du jardin. L'éclat de la lune pleine se mit à décupler. 19 - Du ciel descendirent les hommes se tenant sur un nuage, qui se rangèrent, debout à 5 pieds du sol. Kaguyahimé se tenait entourée de ses parents dans la chambre la plus en sécurité dans la maison, alors que toutes les portes et fenêtres étaient fermées. 20 - Les gardes voulurent saisir leurs arcs, mais leurs bras engourdis n'avaient plus de force. Les plus hardis arrivaient à peine à décrocher leurs flèches et à tirer dans la direction des gens de la lune. Ceux-ci étaient debout en l'air et portaient des vêtements d'une incomparables splendeur. Ils amenaient avec eux un char volant. Le roi de la lune expliqua brièvement que Kaguyahimé était venu sur terre pour expier une faute. Et l'expiation était venue à son terme. Le roi intima Kaguyahimé de sortir de la maison et de quitter ce monde impur. D'elle même la porte de la chambre s'ouvrit. Kaguyahimé très émue dit à ses parents en pleurs : - Je n'oublierai jamais votre amaour, gardez en souvenir les vêtements que je quitte et à chaque pleine lune levez vos yeux vers elle et j'éprouverai le sentiment de redescendre à travers l'espace que je vais parcourir ! Parmi les hommes venus du ciel, il en était deux qui portaient des coffrets. L'un contenait la céleste robe de plume, l'autre renfermait l'élixir d'immortalité. Kaguayahimé revêtit la robe de plume aux vertus purificatrices. Puis elle monta dans le char céleste et escortée d'une centaine d'hommes, elle s'éleva vers la lui. Après son départ, l'Empereur apprit que l'élixir d'immortalité lui était destiné. -A quoi bon prendre un élixir d'immortalité, si ce n'est pour ne plus revoir la Princesse [dont il s'était épris]. Il fit brûler l'élixir dans la montagne la plus proche et qui depuis se nomme le "Mont d'immortalité", Fugi no yama. Et l'on rapporte qu'aujourd'hui encore la fumée de ce feu monte dans les nuages.
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